Un jour ma flemme va m'étouffer. Je vais me réveiller un matin avec ce monstre moux collé sur mon visage. Je vais suffoquer, je vais lever les bras, ruer, me cambrer...
La lutte sera brève mais acharnée. Dans un dernier sursaut je tenterais de l'arracher mais je laisserais ma consience s'évaporer, ma morale fondre... et j'allumerais la télé pour m'abrutir de programmes débilisants au lieu d'absorber des pages et des pages de cours sur les médias et leur influence.
L'influence est clair : rien de plus facile pour l'encéphale que de se focaliser sur un cortège de pouffiasses péroxydées, d'animateurs tout sourire, de témoignages larmoyants, de classement ridicules, de reportages se voulant culturel... Du "divertissement" qui se travestit en culture ouais !
Entrer dans une pseudo culture dite moyenne ou populaire, s'embourber dans le médiocre, considérer que nous vivons une époque formidable, tellement cosmopolite ! On ne vit que sur des symboles, tout sonne creux. On cherche à façonner l'opinion publique, on vous donne tout prêt un avis à débiter devant la machine à café. Mais le mouton a le choix entre plusieurs bergers car il faut entretenir la concurrence.
Allez tiens je suis partie, ça me fera une sorte de révision après tout :
Nous vivons dans une société où la consumisme régit à peu près toutes les facettes de nos vies : pour créer du lien social il faut s'adapter a certains codes qui nous definissent et nous catégorisent dès le premier coup d'oeil : nous sommes ce que nous consommons (loisirs, musiques, livres, chaussettes...) l'exemple préféré du grand geektateur Tchako : le tee shirt du Che à 30€ !
L'individu en général est en souffrance affective étant donné la perte de repère, la dissolution de la société au profit de communautés diverses et variées (cf le internet et ses groupuscules de toute sortes). Il cherche à se récréer son groupe, sa tribu et laisse les institutions s'occuper de la solidarité en épinglant sa culpabilité sur le revers de sa chemise. (c'est a dire laisser restos du Coeur nourrir les SDF, en se gargarisant avec la bonté des bénévoles) On en vit avec les autres que par nécessité, non plus par envie ou par sentiment d'appartenance à de quelquonques valeurs.
C'est ainsi que se carastérise le passage de la société organique à la société mécanique, (ou alors c'est l'inverse... con de Durkheim)...
Enfin bref, les gens sont déprimés, ils n'ont plus confiance en l'avenir avec tous ce qu'on leur balance sur le rechauffement de la planète, les bombes nucléaires, et caetera (alors ils n'épargnent plus...mais ça c'est un autre cours).
Selon Ellul, la foule finit par être en demande de propagande : oh oui guidez moi ! oh oui balancez moi des avis en kit, des débats en cartons ! (tu peux pas respecter un mec qui s'appelle Ellul. C'est comme David Ricardo l'économiste qui a un nom d'acteur porno, tu peux pas trouver ces théories crédibles...). Or les principes libéraux sont appliqués aux médias : on standardise, on conformise afin d'être attractif pour le plus grand nombre. Ce qui fait qu'on a droit le samedi soir à "Où sont passés les grandes gueules ?" animé par De Chavanne !
C'est navrant...
Sinon dans ma vie : les cours me plaisent, même si j'apprécierais un peu plus de pratique, les gens sont biens mais l'ancienne clique de lycéens me manquent énormément, surtout qu'elle commence à s'éclater géographiquement...
Hier je suis allé chez le coiffeur et j'ai marché "façon sex" dans la rue pietonne tellement je suis porno chic avec ma frange sur le coté et mes boucles au bout des cheveux.
J'ai remarqué que j'étais trop pauvre pour fumer, ma radinerie l'emporte et c'est bien comme ça. Les gens me diront merci parce qu'ils auront de plus beaux cadeaux à Noël et ne me diront plus "putain tu pues" !
J'aurais fait une courte incursion dans le monde fumeur, je sais ce que loupe (le cancer de la langue, les doigts qui puent, le porte monnaie qui agonise... mais aussi le moment extatique de l'allumage de clope, ce sera la seule chose que je regretterais je crois.)
Avant j'étais schyzophrène, mais aujourd'hui nous allons mieux...
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